Religions & Histoire n° 54
L'au-delà. Enfers, paradis et autres lieux

N° 54 - Janvier/Février 2014

9,00 €

ISSN : 1772-7200

L’au-delà. Images de brasiers aux supplices innombrables, visions idylliques des félicités réservées aux justes… Mais encore? Pétri de culture chrétienne, fût-ce sans en être pleinement conscient, l’homme occidental tend à associer, de manière très restrictive, l’au-delà à ces deux lieux antithétiques, le paradis et l’enfer. Ces espaces dédiés à la récompense et au châtiment sont ancrés dans notre imaginaire. Pourtant, ce ne sont pas les seuls lieux que l’on ait inventés, conceptualisés à travers le monde. Les religions n’ont jamais manqué d’inspiration en la matière! Des points communs se retrouvent d’une civilisation à l’autre, mais des différences aussi, liées à l’histoire, à la culture, au contexte propres à chacune. C’est un panorama, inévitablement superficiel – le sujet est si vaste! –, de ces diverses représentations du monde de l’après-mort que proposent les prochaines pages.

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L'inframonde mésoaméricain
Les imaginaires de l'au-delà
L'au-delà mésopotamien. Ni enfer ni paradis!
Croyances posthumes des anciens Égyptiens. Des lettres aux morts aux Textes des sarcophages
Le voyage des âmes. Conceptions et représentations de l'au-delà dans la Grèce et la Rome antiques
Éden. Flot de délice infini
L'enfer dans la littérature rabbinique ancienne
À droite, le paradis, à gauche, l'enfer!
L'au-delà selon le Coran et dans les croyances islamiques
L'autre monde selon les anciens Scandinaves

Espace et temps. L'au-delà dans l'hindouisme

Dans l’hindouisme classique, l’au-delà n’apparaît pas sous la forme d’un espace, d’un autre monde dans lequel l’homme entrerait à sa mort pour n’en plus jamais ressortir; comme le note Michel Hulin, dans cette religion, l’au-delà est essentiellement «de l’ordre du temps. Il se présente comme la série des intervalles temporels qui séparent les unes des autres les réincarnations successives d’un même principe spirituel» (La face cachée du temps. L’imaginaire de l’au-delà, p. 347). Cette doctrine classique des renaissances ou de la transmigration, unanimement acceptée dans l’hindouisme actuel, ne semble cependant s’être imposée qu’à partir des Upanisad. Elle est en effet ignorée des hymnes védiques les plus anciens, qui présentent d’autres structures eschatologiques.

Auteur : Alexandre Astier

Magazine : Religions & Histoire n° 54 Page : 58-61

Les terres pures et autres au-delà bouddhiques

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