Religions & Histoire n° 53
Marie Madeleine de la religion à l'art

N° 53 - Novembre/Décembre 2013

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9,00 €

ISSN : 1772-7200

Figure chérie de l’art sacré, Marie Madeleine est sans doute l’un des personnages les plus fameux du Nouveau Testament. Pourtant, elle est aussi singulièrement méconnue. D’abord, parce qu’on peine parfois à l’identifier: est-elle Marie de Magdala, Marie l’Égyptienne, Marie, soeur de Marthe et de Lazare? Ensuite, parce que sa légende et son rôle ont été diversement interprétés au fil des siècles. Mais cette héroïne biblique à la fois faillible et élue, pécheresse avant que d’être sauvée, n’en reste pas moins proche des fidèles. Beauté du corps et beauté de l’âme sont réunies dans cette sainte qui, depuis bien longtemps, a franchi le seuil de la religion pour investir le champ des arts et des lettres – champ auquel Religions & Histoire ouvre grand ses pages pour ce dossier exceptionnel, à l’image de Madeleine.

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Le temps des morales de l'obligation

La scène se déroule au Sénat le 2 juillet 1881. Jules Ferry prononce un discours bientôt célèbre. Ses adversaires proposent de remplacer dans la loi en débat les mots «instruction morale et civique» par l’expression «morale religieuse et instruction civique». Le ministre réplique vivement: «La vraie morale, la grande morale, la morale éternelle, c’est la morale sans épithète […]. La morale est plus grande quand on ne la définit pas, elle est plus grande sans épithète. C’est la morale du devoir, la nôtre, la vôtre, Messieurs, la morale de Kant et du christianisme.»

Auteur : Philippe Guignet

Magazine : Religions & Histoire n° 53 Page : 16-19