Religions & Histoire n° 51
Figurer le Christ

N° 51 - Juillet/Août 2013

Version papier Le confort de la lecture papier à domicile sous 72h

9,00 € 4,50€

ISSN : 1772-7200

Jésus-Christ est partout dans l’art médiéval. Normal, pensera-t-on, puisque le christianisme infuse alors toutes les dimensions de la société. Pourtant, cette présence ne va pas de soi. L’époque tardo antique n’avait-elle pas d’ailleurs bien souvent préféré user de signes ou de symboles pour évoquer le Fils de Dieu? Grâce au dogme de l’Incarnation, les artisans et les artistes peuvent montrer Dieu puisqu’Il a lui-même accepté de se faire homme; mais d’emblée, les questions se multiplient, débattues par les théologiens, discutées lors des conciles et sources de recherches artistiques nombreuses: comment figurer les deux natures du Christ? Comment représenter dans la matière le divin? Comment aussi éviter le culte idolâtrique de ses images? C’est à la découverte de ces interrogations et des formes prises par la figuration du Christ de l’époque antique à l’aube de la Renaissance que convie ce nouveau dossier.

Dossier

Reportage

Focus

La tentation du divin dans l'Antiquité

Les hommes mortels, dans l’Antiquité classique, prenaient garde à séparer leur destin de celui des dieux. Se prendre pour un dieu, afficher un pouvoir supérieur sur terre ou penser pouvoir infléchir sa destinée étaient, en effet, des actes de démesure. Mais à la fin de l’époque classique, avec les victoires des Macédoniens Philippe II puis Alexandre le Grand, les cités grecques perdirent leur place et, bien souvent, leur indépendance au profit des rois hellénistiques. Or, ces rois décidèrent d’instrumentaliser la religion pour asseoir leur pouvoir et s’attirer le loyalisme de leurs sujets. En s’arrogeant une image «divine», ils firent bouger la frontière entre homme et dieu.

Auteur : Sonia DARTHOU

Magazine : Religions & Histoire n° 51 Page : 68-73

Long cours

Tribune libre