Religions & Histoire n° 50
La magie dans l'Antiquité

N° 50 - Mai/Juin 2013

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ISSN : 1772-7200

La magie est un sujet propice aux affabulations. Pourtant, tout comme la religion, elle constitue un objet d’études des plus sérieux. Pour l’Antiquité classique, les sources abondent: découvertes archéologiques, textes littéraires, peintures et sculptures, etc. Elles témoignent de l’importance du phénomène magique dans la société gréco-romaine. Qui pratiquait la magie? Quelles méthodes employait-on? Pourquoi ce recours aux forces naturelles et surnaturelles. Suscitant un faisceau d’interrogations, l’étude des croyances et pratiques magiques dans les mondes grec et romain permet d’aller au coeur des systèmes de pensée de l’époque. Un détour par le monde juif antique ouvrira une perspective nouvelle, à l’instar de l’aperçu final du devenir de la magie dans le contexte chrétien du Moyen Âge occidental.

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Le pape ou le dernier véritable empereur

Le catholicisme est un véritable empire, dirigé par un seul homme, représentant unique de Dieu sur terre. Son ambition, par nature politique, est d’encadrer, gérer, administrer et diriger les consciences individuelles de par le monde en vue de leur salut. Pour apprécier justement cette ambition éminemment politique, on peut s’inspirer de Claude Lefort, qui définit le politique comme une «mise en sens», une «mise en forme» et une «mise en scène» de la coexistence sociale. Dans cette optique, le catholicisme peut être considéré comme une mise en sens, une mise en forme et une mise en scène du principe hiérarchique pontifical qui fait de l’évêque de Rome le suprême souverain ou empereur de la foi et de la loi : il met sous sa seule autorité le coeur des hommes et des femmes.

Auteur : Olivier Bobineau

Magazine : Religions & Histoire n° 50 Page : 14-17