Religions & Histoire n° 33
Saint Augustin, l'évêque philosophe

N° 33 - Juillet/Août 2010

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ISSN : 1772-7200

Cet été, retrouvez l'évêque philosophe Saint Augustin. En 410, Rome tombe sous les coups d'Alaric. En 430, Hippone la Royale est assiégée par les Vandales. L'Empire romain vacille et bientôt sa partie occidentale va disparaître. Augustin assiste à ces événements alors qu'il est déjà âgé (il meurt le 28 août 430) et évêque. Auparavant, il a vécu plusieurs vies : jeune homme ambitieux aux études brillantes, professeur de rhétorique prestigieux, converti passionné, théologien aussi bien que philosophe (les deux étant inextricablement liés), pasteur attentif à son troupeau et surtout écrivain. Un écrivain inlassable qui mit sa plume au service du christianisme et de Dieu. Celui qui devint dès sa mort l'un des Pères de l'Église les plus lus et révérés incarne tout à la fois la figure du Romain érudit et celle du chrétien zélé. Revenons dans ces quelques pages sur la figure remarquable de saint Augustin, de l'Afrique à l'Italie, de Milan à Carthage. Revue - Histoire des religions.

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La situation religieuse dans l'Empire romain à l'époque d'Augustin
La vie mouvementée d'un chercheur de Dieu
Les Confessions d'Augustin
Un christianisme philosophant et philosophé
La correspondance d'un philosophe ?
Augustin, pourfendeur d'hérétiques ?

Saint Augustin, "docteur de la grâce"

Notre époque n'a guère de goût pour les controverses théologiques, qu'elle regarde souvent comme des discussions trop oiseuses sur des sujets trop abstraits. Un lecteur moderne peine à comprendre qu'un évêque déjà fort occupé par les tâches quotidiennes de son ministère ait pu consacrer ses jours et ses nuits à définir la nature et les propriétés de la grâce divine. Pourtant, pendant plus de trente années, au fil de milliers de pages, celui que la postérité a honoré du titre de « docteur de la grâce » n'a eu d'autre ambition que de « défendre la grâce de Dieu » contre des adversaires aux multiples visages. Avant même que n'apparaissent sur la scène africaine, aux alentours de 410, le moine Pélage et ses partisans qui affirmaient que l'homme pouvait, sans aide particulière de Dieu, parvenir à la perfection morale, Augustin avait commencé à élaborer ce que l'histoire des idées a retenu sous le nom de « doctrine augustinienne de la grâce » ou d'« augustinisme théologique ».

Auteur : Pierre Descotes

Magazine : Religions & Histoire n° 33 Page : 46-49

Date : 30/06/2010

Le traité sur la Trinité de saint Augustin
L'expérience du Verbe chez saint Augustin

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