N° 7 - Mars/Avril 2006 - 9,00 €
ISSN : 1772-7200
La plupart des religions mésoaméricaines étaient empreintes de pessimisme. L'homme croyait participer à la cinquième et dernière création qui, comme les précédentes, devait s'achever par une destruction totale. Les dieux, qui n'étaient ni tout puissants ni immortels, finirent anéantis, à l'instar des hommes. Puisqu'ils se sacrifièrent pour l'humanité, celle-ci se devait de leur rendre la pareille par des sacrifices et des pénitences. Cette vision sinistre du monde était inspirée par le caractère inéluctable de la mort, qui vient interrompre l'éphémère bonheur terrestre. Cet esprit du carpe diem, célébrant la vie immédiate, se retrouve dans les poèmes aztèques. La majorité des dieux mésoaméricains de la nature ne promettaient pas de paradis après la mort. Pour affronter les vicissitudes de la vie quotidienne, les gens s'en remettaient à un système calendaire complexe et à la divination.
Auteur : Pasztory Esther
Magazine : Religions & Histoire n° 7 Page : 30-37
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