N° 34 - Septembre/Octobre 2010 - 9,00 €
ISSN : 1772-7200
Si l'on remonte à l'origine du christianisme, il semble bien que Jésus lui-même était tenu par ses premiers compagnons pour le porteur de la révélation définitive de Dieu aux humains, offrant le salut à celles et ceux qui accepteraient son message et se laisseraient guider par lui. À sa mort, ses disciples diffusèrent ce message, quoique sous des formes différentes, et provoquèrent l'éclosion de petits groupes de personnes réconciliées avec le Dieu d'Israël grâce à leur adhésion à Jésus. Elles attendaient d'ailleurs son prochain retour, qui devait les réunir définitivement à Dieu en éliminant toutes les forces susceptibles de les menacer dans ce monde. La solution offerte pour surmonter des situations de détresse – une des fonctions des apocalypses – était donc intrinsèque au message de Jésus. Par conséquent, il n'y avait apparemment pas besoin d'apocalypses pour les premiers croyants en Jésus. Pourtant, une instruction sur la fin du monde, sujet typique des apocalypses juives, a été mise dans la bouche de Jésus lors d'un discours prononcé avant sa mort (Marc, 13). Des apocalypses se réclamant de son message ont ensuite bel et bien été produites, et pour les comprendre, il faut s'interroger en premier lieu sur les raisons qui les ont inspirées.
Auteur : Enrico Norelli
Magazine : Religions & Histoire n° 34 Page : 36-41
Date : 31/08/2010
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