La recherche et l'acquisition du savoir, souvent accompagnées d'entreprises de transmission de l'érudition, sont des activités importantes dans la vie des moines, qu'ils soient chrétiens, bouddhistes, taoïstes, hindouistes… Nombre de ces religieux sont des lettrés et constituent parfois même une élite capable de façonner un savoir universitaire. Pensons aux activités intellectuelles intenses menées par les dominicains dès le début du XIIIe siècle. Plus loin de nous, certains temples bouddhistes au Tibet et au Népal constituent également des exemples parlants de lieux donnant accès aux savoirs érudits ou au moins à une instruction de base. Ces grands monastères offrent aux moines qui en sont désireux la possibilité de suivre de véritables cursus d'études élémentaires, secondaires puis supérieures. Ils peuvent alors connaître parfaitement les textes se trouvant à la base de tous les rituels qu'ils doivent exécuter. Ainsi, la lecture quotidienne des textes dans le cadre de la prière et leur pratique donnent corps à la vie communautaire ou érémitique et participent, jusqu'à un certain point, de la culture spécifique des moines et de leur réalité propre.
Auteur : Anna Poujeau
Magazine : Religions & Histoire hors-série n°3 Page : 48-51
Date : 02/03/2010
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