N° 28 - Septembre/Octobre 2009 - 9,00 €
ISSN : 1772-7200
Le Zen est né en Chine d'un mouvement de réforme interne au clergé bouddhique qui a su s'acclimater au milieu philosophique et religieux ambiant en intégrant, dans des proportions variables, des éléments chinois confucianistes et surtout taoïstes. Le premier point auquel le Zen s'en prenait était le hiatus qui s'était formé dans la pondération des ?dons matériels? que les laïcs procuraient au clergé pour assurer sa subsistance et du ?don de la Loi? auquel s'engageait la communauté des moines en contrepartie afin de nourrir spirituellement et d'assurer le bien-être de la communauté des fidèles. Les moines pouvaient de la sorte s'engager entièrement dans leurs activités religieuses sans souci matériel : étude, méditation, œuvres pieuses de copie de textes, confection d'œuvres d'art, etc. Mais l'équilibre s'est rompu : les laïcs sont devenus les plus zélés dans la foi, tandis que les moines, corrompus par trop de biens et ergotant dans des sophismes et des discussions aussi futiles que dangereuses, sont devenus un poids économique pour les premiers. C'est en réaction à cette évolution que naît le Zen.
Auteur : Girard Frédéric
Magazine : Religions & Histoire n° 28 Page : 40-45
Date : 15/10/2009
Retour en haut