N° 1 - mars 2010 - 7,80 €
ISSN : 1772-7200
Le débat sur l'enseignement des faits religieux inclut depuis longtemps la question du patrimoine artistique. La référence à l'art est en effet apparue dès les premières réflexions des années quatre-vingt sur la nécessité d'un enseignement scolaire d'histoire des religions. Il s'agissait alors de pallier l'inculture religieuse croissante des élèves, dont l'une des manifestations les plus évidentes semblait être l'incompréhension d'une grande partie des œuvres d'art du monde occidental. L'argument patrimonial ne fut pas le seul invoqué, mais il offrait la mesure objective d'une rupture culturelle. Celle-ci, liée plus largement à l'affaiblissement des humanités dans l'enseignement, affectait tout autant la culture gréco-romaine et bien des domaines de la littérature que les repères d'iconographie chrétienne, si comiquement malmenés par les élèves. Mais pour les thèmes religieux dont la transmission familiale chutait depuis les années soixante à la suite de la sécularisation et de la baisse de la pratique religieuse, il sembla que les conséquences dépassaient largement la problématique de la transmission de la foi pour affecter, dans le cadre laïque, celle de l'identité culturelle d'une génération.
Auteur : Isabelle Saint-Martin - Dominique Ponnau - André Dupleix
Magazine : Religions & Histoire hors-série 1 SP Page : 68-71
Date : 20/04/2010
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